PARTENARIAT AVEC LE SECTEUR PRIVÉ ET LES FONDATIONS

Pour devenir des citoyens engagés et productifs, les enfants ont besoin d’une éducation de qualité puis d’un emploi. Le secteur privé, moteur de la croissance économique, a quant à lui besoin d’une main-d’oeuvre qualifiée, ce qui implique des systèmes éducatifs solides et réactifs.
Dans de nombreux pays, on observe une inadéquation croissante entre les compétences acquises dans l’enseignement formel, les compétences nécessaires pour devenir des citoyens actifs et les compétences que devra maîtriser la main-d’oeuvre de demain. Le secteur privé, les autorités nationales et la population, en particulier dans les pays en développement à croissance rapide, ont tous intérêt à réussir la convergence de ces compétences et à veiller à ce que celle-ci s’appuie sur les compétences acquises dans l’enseignement secondaire de base.

Les fondations privées ont joué un rôle crucial dans le développement international au moyen d’investissements qui ont permis d’innover dans des domaines où les bailleurs de fonds publics craignent l’échec. Les fondations sont de plus en plus intéressées par un partenariat avec le GPE qui établit une plateforme de soutien aux biens publics mondiaux dans le secteur de l’éducation. En 2016, sept fondations ont apporté leur contribution au GPE et ont ainsi investi dans la production de connaissances sur ce qui fonctionne dans les domaines de l’éducation et de la protection de la petite enfance, de l’évaluation de l’apprentissage et de la promotion de l’égalité entre les sexes. Un nombre encore plus important de fondations manifestent leur intérêt pour le mécanisme d’échange de connaissances et d’innovations mis en place par le GPE.

Le milieu des affaires et les fondations renforcent également leur engagement au sein du Conseil d’administration du GPE, auquel ils participent activement depuis qu’un siège y a été créé à leur intention en 2011, leur permettant ainsi de faire part de points de vue et de compétences particulièrement utiles au GPE.

« Le secteur privé africain a la responsabilité de soutenir la transformation du système éducatif pour les générations actuelles et futures. Ecobank et sa fondation soutiennent les investissements du Partenariat mondial pour l’éducation dont l’objectif est de transformer l’éducation en un moteur de prospérité et d’inclusion économique. »

Ade Ayeyemi Directeur général du groupe Ecobank Transnational

GHANA
Le renforcement du système fait la différence pour l’ensemble des enfants scolarisés

Le GPE soutient le renforcement des éléments fondamentaux qui assurent le fonctionnement solide et résilient du système éducatif d’un pays. S’efforçant d’amener davantage d’enfants sur les bancs des écoles depuis deux décennies, le Ghana a considérablement accru la scolarisation et la qualité de l’éducation grâce à un investissement patient et continu dans le renforcement de son système éducatif. Le Ghana a reçu trois financements du GPE pour un total de 95,4 millions de dollars ces dix dernières années. Cet appui a joué un rôle crucial dans la création et la mise en oeuvre du plan sectoriel de l’éducation 2010-2020 du pays. Le Ghana a amélioré la planification, le suivi et la fourniture de services d’éducation de base dans 75 districts défavorisés. Il s’est servi de l’aide du GPE pour former plus de 58 000 enseignants et pour équiper les écoles les plus défavorisées du pays en matériel d’enseignement et d’apprentissage. Le Ghana a également amélioré l’obligation de rendre compte et la supervision des écoles, ce qui a conduit à une amélioration de la fréquentation des élèves et des enseignants et rehaussé les taux de transition de l’enseignement primaire au premier cycle du secondaire.

L’impact de l’aide du GPE au Ghana dépasse le simple financement, puisque le GPE joue un rôle essentiel dans la planification sectorielle à long terme du pays et l’analyse sectorielle de l’éducation, ainsi que dans l’élaboration et la coordination des politiques avec tous les partenaires.

Photo Credit: GPE/ Stephan Bachenheimer

YEMEN
La guerre civile confirme la nécessité de préserver l’apprentissage des enfants

Depuis 2015, le Yémen est dévasté par une guerre civile qui a déplacé 2,2 millions de personnes et tué environ 4 000 civils, dont 1 300 enfants. Selon l’UNICEF, près de 70 % des Yéménites ont besoin d’aide humanitaire et plus de 460 000 enfants16 souffrent
de malnutrition sévère. Avant le conflit, le Yémen avait progressé en matière d’accès à l’éducation de base et d’égalité entre les sexes. Depuis le début de la guerre, cependant, les inégalités entre les sexes s’accroissent, les taux de scolarisation et de rétention chutent, 3 600 écoles ont fermé et la moitié des enfants en âge d’être scolarisés (3,4 millions) ne le sont pas. En conséquence, le GPE a soutenu les efforts préliminaires déployés par le Yémen pour élaborer de nouveaux programmes en sciences et en mathématiques, acheter 35 000 kits scolaires qui devront être distribués dans les zones où le taux d’abandon des filles est le plus fort, former près de 600 spécialistes de l’éducation et travailleurs sociaux, élaborer une stratégie de recrutement d’enseignantes susceptible d’encourager les filles à fréquenter l’école et fournir du matériel et des fournitures scolaires de base à 37 380 enfants.

Photo Credit: USAID/ Clinton Doggett