L’ÉDUCATION EST AU COEUR DELA RÉALISATION DES 17 OBJECTIFS MONDIAUX

L’OCCASION D’UN NOUVEL ENGAGEMENT

Pour la première fois dans l’histoire, les citoyens et les responsables du monde entier élèvent la voix sur la nécessité de garantir une éducation à tous les enfants. Ils s’alarment du nombre de filles et de garçons non scolarisés, estimé à 263 millions, et, tout aussi préoccupant, des lacunes d’apprentissage de nombreux autres qui sont pourtant scolarisés. Des centaines de millions d’enfants et leur famille luttent pour sortir de la pauvreté et échapper à la menace d’une santé précaire. Faute d’avoir acquis les connaissances nécessaires pour s’intégrer à la main d’oeuvre moderne, ils ne sont pas en mesure de contribuer à la prospérité économique.

 

De nouvelles données probantes montrent que l’absence d’investissement dans l’éducation à l’heure actuelle pourrait ralentir la croissance économique, aggraver les tensions sociales et accroître l’insécurité pour une génération entière, voire plusieurs générations à venir. Sans augmentation substantielle des investissements dans l’éducation, nous aurons atteint la fin du XXIe siècle avant même que tous les enfants des pays à faible revenu aient eu la possibilité d’achever au moins le cycle primaire.1 Un investissement adéquat aujourd’hui sera payant à long terme.

Les pouvoirs publics sont les principaux responsables de la mise en oeuvre des programmes d’éducation nationaux. Certains pays parmi les plus pauvres ont d’ailleurs fait preuve d’une ambition extraordinaire en la matière, affichant leur détermination à consacrer une part plus importante de leurs budgets nationaux à l’éducation. Toutefois, de nombreux autres pays doivent investir davantage dans l’éducation, de même que les pays donateurs, les banques de développement, les organisations internationales et les fondations philanthropiques.

 

 

« Chaque fille, chaque être humain a droit à l’éducation. Je suis fière d’être l’ambassadrice du Partenariat mondial pour l’éducation. Je pense que tous les pays peuvent faire davantage, que les pays riches doivent apporter leur contribution et tenir leurs promesses et que les pays en développement doivent consacrer une plus grande part de leurs propres budgets à l’éducation. Tous les élèves savent ce que c’est que de passer un examen. J’espère que les dirigeants mondiaux réussiront leur propre examen et feront preuve de détermination pour tenir leurs promesses chaque jour, dans chaque pays et dans chaque salle de classe. »

 

Malala Yousafzai
Lauréate du prix Nobel de la paix et cofondatrice du Malala Fund

 

 

Bien que son action soit centrée sur le renforcement des systèmes éducatifs, le GPE a d’ores et déjà permis à des pays partenaires d’obtenir des résultats remarquables.
Le GPE entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de croissance.
Après avoir été relancé en 2011 sous la forme d’un partenariat multipartite indépendant et à l’issue de trois années de réformes opérationnelles et financières majeures, le GPE est armé pour entreprendre une refonte progressive, mais nécessaire, du financement mondial de l’éducation afin d’améliorer radicalement les résultats scolaires et les possibilités d’éducation pour des millions d’enfants.

Dans le domaine de la santé, des progrès spectaculaires ont été accomplis à l’échelle mondiale au cours des 15 dernières années, preuve incontestable que la communauté internationale peut générer des mutations profondes lorsqu’il existe une volonté politique. Des partenariats innovants, tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), ont contribué à redéfinir les normes en matière de financement de la santé à l’échelle mondiale, ce qui a permis de sauver des dizaines de millions de vies.

Aujourd’hui, c’est au tour de l’éducation.

JULIANA 11 ans, Côte d’Ivoire

« Mes parents ne sont jamais allés à l’école. Je suis la première fille de ma famille à y aller.
Mes matières préférées sont les mathématiques, les sciences et la géographie.
Je voudrais être enseignante. »

Le GPE a soutenu les efforts de la Côte d’Ivoire pour élaborer un nouveau plan sectoriel de l’éducation après une décennie de guerre civile. Un financement d’un montant de 41,4 millions de dollars accordé par le GPE a permis de former des enseignants et de construire des écoles dans les régions reculées, avec entre autres des toilettes distinctes pour les filles et les garçons. Grâce à l’appui du GPE et au soutien de la communauté locale, Juliana a désormais une école plus près de chez elle, ce qui lui permet d’être plus en sécurité lors de ses trajets quotidiens et lui laisse davantage de temps pour faire ses devoirs et aider ses parents dans la plantation de cacao. En septembre 2015, une nouvelle loi a rendu l’école obligatoire pour toutes les filles et tous les garçons et la même année, le gouvernement a augmenté le budget de l’éducation de 25 %.